Dans la région des Savanes au Togo, les violences basées sur le genre (VBG) demeurent une réalité préoccupante qui affecte des milliers de femmes et de filles. Les mariages précoces et forcés, les violences conjugales, les violences sexuelles, les mutilation génitale féminine, les privations économiques et les discriminations continuent d’entraver l’épanouissement des femmes, particulièrement dans les zones rurales et les communautés vulnérables.
Face à cette situation, le Club des Femmes des Savanes pour la Promotion de la Culture (CFSPC) s’est imposé comme un acteur communautaire de référence dans la prévention des VBG, la protection des survivantes et la promotion de l’autonomisation économique des femmes.

Une écoute bienveillante pour les survivantes souvent invisibles
La plupart des survivantes accompagnées par le CFSPC sont des femmes peu ou pas scolarisées, disposant d’un accès limité à l’information et ignorant souvent leurs droits ainsi que les mécanismes de prise en charge existants.
Pour répondre à ce besoin crucial, le Club a mis en place un Centre d’Écoute et de Référencement des Survivantes de VBG, un espace sûr et confidentiel où les femmes et les filles peuvent s’exprimer librement, être écoutées sans jugement et recevoir un accompagnement adapté à leur situation.
Chaque survivante bénéficie d’une écoute attentive, respectueuse et centrée sur ses besoins. L’objectif est de lui permettre de retrouver confiance, dignité et pouvoir d’agir sur sa propre vie.
Un système de référencement pour une prise en charge complète
Conscient que les conséquences des violences sont multiples, le CFSPC a développé un mécanisme de référencement vers les structures spécialisées compétentes.
Selon les besoins identifiés, les survivantes sont orientées et accompagnées vers :
- Le One Stop Center pour la prise en charge médicale, psychosociale et juridique ;
- Les services de la Direction Régionale de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale ;
- Les autorités compétentes pour les démarches de protection ;
- Les structures sanitaires partenaires ;
- Les services juridiques et psychosociaux disponibles dans la région.
Cet accompagnement physique et moral est essentiel, car de nombreuses survivantes hésitent à entreprendre seules les démarches nécessaires par peur, manque d’information ou contraintes financières.
Une assistance d’urgence pour les femmes les plus vulnérables
Les violences basées sur le genre plongent souvent les survivantes dans une situation de grande précarité. Certaines arrivent au centre sans ressources, sans nourriture, sans vêtements ou sans produits d’hygiène.
Pour répondre à ces situations d’urgence, le CFSPC met à disposition des kits de première nécessité comprenant notamment :
- Des produits d’hygiène ;
- Des vêtements ;
- Des denrées alimentaires de base ;
- D’autres articles essentiels selon les besoins.
Cette assistance immédiate permet aux survivantes de retrouver un minimum de stabilité et de sécurité pendant leur parcours de reconstruction.

Un réseau communautaire de relais VBG au plus près des populations
L’une des forces du Club réside dans son réseau de relais communautaires VBG déployés dans plusieurs localités de la région des Savanes.
Ces relais jouent un rôle stratégique dans :
- L’identification précoce des cas de violences ;
- La sensibilisation des communautés ;
- L’orientation des survivantes vers les services appropriés ;
- Le suivi de proximité ;
- La lutte contre les normes sociales néfastes.
Grâce à leur présence au sein des communautés, ils contribuent à réduire le silence entourant les violences et favorisent un accès plus rapide aux services de protection.
Les 16 jours d’activisme : une mobilisation annuelle contre les violences faites aux femmes et aux filles
Chaque année, le CFSPC participe activement à la campagne internationale des 16 Jours d’Activisme contre les Violences Faites aux Femmes et aux Filles.
Cette mobilisation constitue un moment fort de plaidoyer, de sensibilisation

