
L’Ambassadeur de l’Union européenne au Togo a effectué une visite de terrain dans la région des Savanes, précisément sur le site maraîcher de Nanergou, afin de s’enquérir de l’accompagnement apporté par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) aux organisations de la société civile locale (le Club des Femmes des Savanes pour la Promotion de la Culture : CFSPC) œuvrant pour l’autonomisation socio-économique des personnes en déplacement forcé, notamment les femmes réfugiées et hôtes et en présence des partenaire PURS, CNAR et l’OIM.

Le maraîchage, un levier d’autonomisation pour les femmes réfugiées
Sur le basfond maraîcher de Nanergou, les femmes réfugiées et hôtes développent des activités agricoles qui leur permettent de subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles. Elles y cultivent diverses spéculations, notamment :
- Tomates
- Oignons
- Aubergines
- Piments
- Légumes feuilles
Ces activités constituent une source essentielle de revenus et contribuent à leur dignité, leur autonomie financière et leur intégration socio-économique durable dans les communautés d’accueil.
La visite a permis à l’Ambassadeur et à sa délégation d’échanger directement avec les bénéficiaires, d’observer les cultures et de constater les progrès réalisés grâce à l’appui du HCR et de ses partenaires locaux.


Une mini-foire pour valoriser les productions des femmes
À l’occasion de cette visite, une mini-foire a été organisée sur le site afin de présenter aux partenaires les produits issus du travail des femmes maraîchères. Des étals exposaient notamment des tomates fraîches, légumes et produits transformés.
Cette initiative a permis :
- De valoriser le savoir-faire des femmes réfugiées
- De démontrer les résultats concrets de l’accompagnement reçu
- De renforcer la visibilité de leurs activités
- De favoriser les échanges avec les partenaires techniques et financiers
La mini-foire a illustré le potentiel économique réel de ces initiatives et la capacité des femmes à devenir des actrices du développement local.

Des contraintes importantes liées à l’accès à l’eau
Malgré ces avancées, plusieurs difficultés majeures persistent, notamment en matière d’accès à l’eau.
Des puits difficiles à réaliser
Le sol dur rend le creusage manuel des puits particulièrement difficile avec des moyens rudimentaires. Cette situation limite :
- L’accès régulier à l’eau
- L’extension des surfaces cultivables
- La productivité des exploitations
Elle augmente également la charge de travail des femmes.
Des risques liés aux puits non sécurisés
Certaines femmes utilisent des puits profonds sans protection, ce qui présente des risques importants, notamment :
- Risques de chute
- Risques d’effondrement
- Risques sanitaires liés à la qualité de l’eau
Ces défis soulignent la nécessité d’investissements dans des infrastructures hydrauliques modernes et sécurisées.

Un engagement réaffirmé en faveur de solutions durables
À travers cette visite, l’Union européenne a réaffirmé son engagement à soutenir les actions du HCR et des organisations locales en faveur de l’autonomisation des personnes en déplacement forcé.
Le site maraîcher de Nanergou constitue aujourd’hui un exemple concret de résilience et d’espoir, démontrant que, grâce à un accompagnement adapté, les femmes réfugiées peuvent reconstruire leur autonomie, contribuer à l’économie locale et renforcer la cohésion sociale dans la région des Savanes.
