La localité de Gando, dans la préfecture de l’Oti-Sud, a accueilli le samedi 26 septembre 2026 une journée socioculturelle placée sous le signe du dialogue, de la paix et de la cohésion sociale. Organisée par le Club des Femmes des Savanes pour la Promotion de la Culture (CFSPC), la rencontre avait pour thème : « Se connaître pour mieux se comprendre, se comprendre pour mieux vivre ensemble ».
Une rencontre pour rapprocher les communautés
Autorités locales, femmes leaders, jeunes, Forces de défense et de sécurité (FDS), groupements de femmes et acteurs communautaires ont pris part à cette initiative, qui visait à favoriser les échanges, la compréhension mutuelle et le rapprochement entre les différentes composantes de la communauté.
Dans un contexte où la préservation de la paix et de la cohésion sociale constitue un enjeu majeur pour les communautés de la région des Savanes, le CFSPC a choisi de faire de la culture un véritable outil de dialogue et de prévention des tensions.
Danses, sketchs, slams et musique au service de la sensibilisation
La journée a été rythmée par une diversité de prestations culturelles. Danses folkloriques, sketchs de sensibilisation, slams et prestations musicales ont animé les échanges tout au long de la rencontre.
À travers les sketchs, les participants ont été sensibilisés sur plusieurs thématiques, notamment la paix, la cohésion sociale et la prévention des violences faites aux femmes et aux filles.
Ces différentes expressions artistiques ont permis d’aborder des sujets parfois complexes dans un langage accessible, tout en favorisant la participation et les échanges entre les différentes générations.

30 groupements de femmes accompagnés
L’activité s’inscrit dans le cadre du projet « Accompagnement des jeunes et femmes à la résilience, la promotion de la paix et à l’autonomisation socioéconomique dans la région des Savanes au Togo », mis en œuvre par le CFSPC avec le financement d’Equipop, en partenariat avec l’Agence française de développement (AFD).
Dans le cadre de ce programme, 30 groupements de femmes ont été accompagnés afin de renforcer leur résilience, leur autonomisation socioéconomique et leur capacité à contribuer aux initiatives de paix et de développement au sein de leurs communautés.
Cette démarche s’inscrit dans la volonté du CFSPC de faire des femmes et des jeunes des acteurs et actrices pleinement engagés dans la construction de communautés pacifiques, résilientes et inclusives.

Les produits locaux et le savoir-faire des femmes à l’honneur
La dimension économique et culturelle occupait également une place importante dans cette journée.
Des stands ont été aménagés pour présenter des mets locaux ainsi que des produits issus des activités des femmes et des jeunes. La dégustation qui a suivi a permis aux participants de découvrir différentes spécialités culinaires et de partager des expériences autour de la diversité des pratiques alimentaires.
Ces échanges culinaires interculturels ont contribué à créer un espace convivial où les différences culturelles ont été présentées non pas comme des barrières, mais comme une richesse collective.
« La culture ne se limite pas aux chants et aux danses »

Prenant la parole à cette occasion, la Directrice exécutive du CFSPC, Mme TCHEDE ISSA Larba Aminatou, a souligné la portée sociale et citoyenne de l’initiative.
« Malgré nos différences d’origines, de cultures, de générations ou de conditions sociales, nous partageons un même territoire, un même avenir et une responsabilité commune »
Cette journée ne se limite pas aux chants, aux danses et aux autres expressions culturelles. Elle est surtout un espace de rencontre, de dialogue et de compréhension mutuelle. Lorsque nous apprenons à connaître l’autre, nous comprenons mieux ses réalités, ses valeurs et ses différences. C’est cette compréhension qui nous permet de construire ensemble une société plus paisible et plus solidaire.
Pour la responsable du CFSPC, la culture constitue ainsi un levier important pour renforcer les relations entre les communautés et encourager une participation plus active des femmes et des jeunes à la construction de la paix.
Faire de la diversité une richesse pour la paix
À travers cette journée socioculturelle, le CFSPC entend renforcer les initiatives locales en faveur de la paix, de la cohésion sociale, de la résilience et de l’autonomisation des femmes et des jeunes.
La rencontre de Gando aura également permis de rappeler que la paix se construit au quotidien, à travers le dialogue, l’écoute, le respect des différences et la participation de toutes les composantes de la société.
En mettant la culture au cœur de son action, le CFSPC poursuit ainsi son engagement pour des communautés où la diversité culturelle devient une force, le dialogue un moyen de prévention des conflits et l’autonomisation des femmes et des jeunes un moteur du développement local.
À Gando, le message était clair : mieux se connaître, c’est mieux se comprendre ; et mieux se comprendre, c’est se donner les moyens
